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Jusqu'en enfer


Jusqu'en enfer Année : 2009

Titre original : Drag Me to Hell

Réalisateur : Sam Raimi

Christine a presque tout pour être heureuse : en couple avec un homme plein d'amour et d'argent, elle est sur le point d'être promue à un haut poste au sein de la banque dans laquelle elle travaille. Malheureusement, cette promotion suppose le sacrifice d'une personne qu'elle aurait voulu aider : une vieille femme à moitié borgne, dont l'allure rappelle étrangement les sorcières des contes de notre enfance. Et ça tombe bien, puisque c'en est une ! Et non des moindres : se voyant refuser le délai qu'elle réclamait afin de ne pas se voir expulser de chez elle, Sylvia Ganush (c'est ainsi que se nomme notre sorcière) maudit Christine et lui jette un sort en se servant d'un bouton qu'elle lui a arraché : dans trois jours, un démon nommé Lamia viendra la chercher pour l'emmener de force (est-il vraiment besoin de le préciser ?) en enfer, afin que s'y consume son âme. Découvrant peu à peu les effets de cette malédiction, Christine ira quémander l'aide d'un médium, Rham Jas, qui fera tout pour la sauver - moyennant finance, cela va de soi.

Partant d'un postulat fort simple et d'une histoire on ne peut plus classique, Sam Raimi parvient néanmoins à nous captiver pendant plus d'une heure et demie par le truchement d'une mise en scène dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est d'une efficacité redoutable. On retrouve non sans plaisir une grande partie des techniques qui ont fait le succès des films du cinéaste, et tout particulèrement de la série des Evil Dead, auquel Jusqu'en enfer renvoie constamment (voir notamment le clin d'oeil à la scène culte, justement, de l'oeil gobé... Mais je n'en dis pas plus !): aussitôt que le surnaturel entre en jeu, on voit les plans pencher, se déformer, accompagnés dans leur mouvement par des bruits étranges, des grincements, des craquements, qui contribuent à créer l'atmosphère envoûtante du film, plongeant ainsi, sans qu'il s'en rende compte, le spectateur au coeur de l'action. On se prend à s'inquiéter de ce que le plan suivant nous réserve, et jamais la tension ne se relâche, l'ensemble étant excessivement bien rythmé. Pas de temps morts, pas d'ennui. La musique de Christopher Young n'est pas en reste : elle reprend, comme le scénario, nombre de clichés, mais les remanie, les transforme de telle sorte que, malgré tout, le spectateur se prend au jeu et se retrouve pris au piège. Oh, bien sûr, on pourra, une fois le film terminé, lui reprocher sa chute un peu facile, trop convenue, trop téléphonée, mais ce serait oublier combien le film repose sur le second degré, ce serait passer à côté de l'humour grotesque qui sous-tend l'ensemble et qui, finalement, nous aura fait passer un très bon moment en compagnie de personnages somme toute fort bien campés.

En conclusion, donc, le dernier film de Sam Raimi, véritable retour aux sources, s'avère être une excellente comédie d'horreur dans la droite lignée des Evil Dead, peut-être plus sage et surtout moins gore, mais diablement efficace.

Note : 8.5/10

Ah, oui, et j'oubliais : à titre strictement personnel, je suis extrêmement déçu de n'avoir pas vu Bruce Campbell dans ce film !


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