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Edouard aux mains d'argent


Edouard aux mains d'argent Année : 1990

Titre original : Edward Scissorhands

Réalisateur : Tim Burton

Une vendeuse de produits cosmétiques découvre un château fabuleux. A l’intérieur, une rencontre tout aussi fabuleuse : Edward, tout de noir vêtu, qui en guise de mains s’est vu donner des ciseaux. Elle l’introduit alors dans le quotidien édulcoré des mortels, avec ses personnages tout en apparences, toujours souriants et voraces. L’étrangeté d’Edward, au départ bien accueilli – son art de la coupe surprend, émerveille et apporte un nouveau souffle à cette société qui s'endort et s’ennuie – finit par devenir gênante ; on ne le comprend pas. Il s’en retournera dans son manoir enténébré avec un souvenir inestimable : son amour pour la jeune Kim, sa source d’inspiration pour les merveilles de glace à venir et dès lors, dès qu’il sculptera, il neigera sur la ville.

Une ville aux couleurs vives et, au-dessus, un château obscur, que Peg aperçoit dans son rétroviseur – un regard en arrière, vers des temps oubliés ? C’est en tout cas ce que ce château tout droit sorti des romans gothiques du XVIIIe siècle semble indiquer : nous sommes dans le « Il était une fois » des contes de fées, avec ses lieux aussi rapprochés physiquement qu’éloignés dans ce qu’ils représentent, comme des personnes. L’image est splendide, les contrastes accentués donnent la tonalité merveilleuse du conte et la musique de Danny Elfman, une fois de plus, emporte le tout dans un autre monde. Johnny Depp fait de son personnage un monstre étrangement attachant, qu’on dirait tout droit sorti des films muets de Chaplin : son jeu est fin et, ce qui sera plus tard sa marque de fabrique, si je puis dire, l’ambiguïté des émotions qu’il parvient à exprimer ajoute au mystère de la créature qu’il incarne. Sa coupe de cheveux soigneusement ébouriffée fait probablement de lui le double à l’écran de Tim Burton et renforce la réflexion du réalisateur sur le thème de la création, ici mis en abîme : Tim Burton réalise un film sur une femme âgée qui raconte à sa petite fille l’histoire d’un artiste créé par un inventeur, digne descendant de Victor Frankenstein…


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